Mardi 17 mars 2009. Je sors dans un pub avec mon « mari ». Nous avons décidé de boire une verre spécialement ce soir-là. Arrivés au pub vers 21h30, le bar est déjà bondé et l’ambiance lancée. En prenant notre première commande, c’est avec stupéfaction que nous voyons un nourrisson d’à peine 6 mois dans les bras de sa maman, avec un petit badge vert sur sa barboteuse. Il ne semblait nullement dérangé par le vacarme de la musique et des clients qui, au cours de la soirée, perdront de moins en moins leur calme…

Pourquoi ce 17 mars ? Parce que c’est la Saint-Patrick, et qui dit Saint-Patrick dit fête nationale irlandaise. Si en France, cela se résume le plus souvent à aller au Pub (irlandais de préférence, et non pas anglais ou australien) pour aller s’arsouiller de Guinness, vous aurez donc compris qu’en Irlande, et même en Angleterre, aux States (où il existe une forte communauté irlandaise datant du milieu du XIXe siècle, notamment à New York et Chicago) ou chez moi en Bretagne, c’est une institution et qu’on ne rigole pas.

C’est l’occasion d’écouter de la musique irlandaise, parfois bien loin des clichés. Bon, bien sûr, il y a la musique traditionnelle, avec le violon, l’accordéon, le bodhran, le uilean pipe, la harpe… Mais aussi le rock celtique qui envoie le bois, le folk, qui tire quand même beaucoup du traditionnel… C’est aussi l’occasion de danser des danses un peu sautillantes. J’ai, pour ma part, été quelque peu frustrée sur ce point. J’étais donc au Glasgow (Fontainebleau), à écouter le Trio Celtic Band (qui sont six au final, allez, comprendre ^^), un groupe de rock celtique assez péchu. Et tout ce que j’ai trouvé, c’est de la groupie qui n’avait pas remis son soutif depuis ses quarante ans en 1968. J’ai tout de même dansé une polka avec une demoiselle aux boucles blondes qui faisait le Zébulon. L’honneur est sauf.

La couleur de la Saint-Patrick est le vert, et c’est beaucoup mieux s’il y a du orange avec. Les deux couleurs du drapeau irlandais sont obligatoires pour créer l’ambiance. N’aimant pas le vert, et ayant un peu honte de porter mes cheveux en couleur orange (as the real Irish girls), j’ai participé à l’effort collectif en me faisant une coloration dans les tons rouges. Il y a aussi toute une imagerie à respecter : les trèfles à quatre feuilles, les déguisements de farfadets ou leprechauns, le drapeau vert-blanc-orange à placarder dans tous les coins…

Parce que c’est fête nationale en Irlande, ce jour y est férié. C’est l’occasion pour voir des parades gigantesques à Dublin, New York et Chicago (pour les plus spectaculaires). Celle de New York, en particulier, attire deux millions de personnes sur la Cinquième Avenue. La première parade de la Saint-Patrick dans cette ville date du 17 mars 1762 : c’était une parade militaire d’Irlandais.

Mais qui était saint Patrick ? C’est tout simplement un moine de Bretagne insulaire (Grande-Bretagne actuelle) qui vécut entre le IVe et le Ve siècle.  Fils de diacre, il est enlevé à 16 ans par des pirates irlandais, puis au bout de six années de captivité, il devient berger. Indemne, il retrouve sa famille et devient prêtre par la suite. Il commence à se balader en Méditerranée, avant de gagner l’Irlande à 43 ans et de l’évangéliser sans faire de mal. Mort à 72 ans, il repose à Downpatrick (République d’Irlande). Il est non seulement le saint patron de l’Irlande, mais aussi de plusieurs diocèses catholiques dans les pays anglo-saxons.

S’il n’a pas conscience de ce qu’il a vécu, sur que ce petit nourrisson se souviendra de sa première Saint-Patrick… Et d’avoir réussi l’exploit de ne pas s’en sortir bourré ^^

Le livre à lire :

Ulysse de James Joyce (1922). Cet ouvrage qui raconte à la manière de l’Odyssée d’Homère les pérégrinations d’un Dublinois, Leopold Bloom, dans sa ville durant la journée du 16 juin 1904 est tellement culte en Irlande qu’il y a été tous les 16 juin le Bloomsday dans Dublin.

La chanson à écouter :

 The Pogues, « Irish rover » Voici un bon exemple de rock celtique, mené par l’ « homme le plus sexy du monde » ex-aequo avec Pete Doherty, j’ai nommé Shane Mc Gowan, qui est aujoud’hui tellement édenté qu’il fait même peur aux fans.

Qui suis-je ?

mars 17, 2009

Encore un blog littéraire, me direz-vous…

Oui, mais pas seulement.

En vérité, en tant que secrétaire éditoriale, j’aimerais donner un petit aperçu de la culture telle que je la vois.

Beaucoup d’entre vous me connaissent à travers ma Rocktaverne que je poursuis tant bien que mal depuis octobre 2005. D’autres me connaissent à travers Ladies Room, où je collabore depuis avril 2008. Vous avez donc pu vous apercevoir que la petite étudiante rennaise en histoire médiévale que j’étais à mes débuts de blogueuse a évolué dans sa vie et dans ses papiers.

Depuis toujours, je m’interesse à la culture au sens large du terme. Il est vrai que j’ai de qui tenir : Maman est une autodidacte qui a fini professeure des écoles. Mon grand-père maternel a fondé la bibliothèque associative de mon village d’origine, qui a donné lieu à un centre culturel. De plus, je viens d’une région où la transmission de la culture est une affaire prioritaire : la Bretagne. Bref, je reste très fière de l’héritage culturel que j’ai reçu.

J’ai voulu dans un premier temps me lancer dans le secteur public : plusieurs années durant, j’ai essayé de passer les concours de l’administration territoriale et d’État pour devenir bibliothécaire. Ayant échoué jusqu’au concours d’agent, je me suis dis à 24 ans, en 2007, qu’il était temps de me réorienter dans le secteur privé. Ce en quoi j’ai été bien inspirée : après un Master 2 Métiers du livre à Brest et un premier stage dans une maison d’édition très engagée sur le monde associatif en région parisienne, me voici aujourd’hui secrétaire éditoriale au sein d’une maison d’édition religieuse.

Je sais que mon blog n’aura aucune influence, mais j’espère partager et faire partager des opinions sur une notion qui solidifie les rapports humains : la culture.